LE PETIT JOURNAL DE CASAMANCE PAR ANDRE MENDY AVEC ARVIMEDIA
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Education à Oussouye ( article décembre 2010 )

Le conseil rural de Diembéring débloque 5 millions de francs Cfa pour la fourniture scolaire de ses établissements.

Les locaux du point info de Boucotte Diembéring dans le département d’Oussouye ont abrité ce matin (hier), une cérémonie de remise symbolique des fournitures scolaires au bénéfice de l’ensemble des élèves que compte la communauté rurale de Diembéring. Ont été conviés à cette cérémonie, l’Iden d’Oussouye en la personne de l’adjoint à l’inspecteur, Mr Barry, les principaux et directeurs d’établissements de la communauté, de même que les enseignants et les membres du conseil communautaire mais aussi quelques correspondants de presse régionaux ; le tout sous la supervision du sous préfet de Kabrousse. Les fonds de dotation de ces fournitures scolaires s’élèvent à prés de 5millions de nos francs, compte non tenu de l’apport considérable des partenaires communautaires de l’éducation dont leur geste a été bien apprécié par le président de la communauté rurale de Diembéring, Mr Tombon Guèye à l’occasion.

« Mieux vaut tard que jamais », cet adage, la communauté rurale de Diembéring en a fait sien ce mercredi matin à l’occasion de la cérémonie officielle de remise symbolique des fournitures scolaires à l’ensemble des établissements scolaires qu’elle totalise. Et la raison invoquée est que ce retard de dotation scolaire trouve sa justification dans le souci d’harmoniser les gestes et les actions des différents partenaires de l’éducation au niveau de la communauté rurale de Diembéring, question dit-on d’éviter la dissémination des efforts des uns et des autres. Ce qui entre en droite ligne avec l’option de l’iden, renseigne l’inspecteur Barry, « celle ci milite en faveur d’une intervention ciblée suivant une parfaite connaissance des besoins nourris par ici et par là ». L’inspecteur adjoint se réjouit de cette initiative du conseil communautaire de Diembéring qui à ses yeux est « très significative dans la recherche de la qualité et dans le maintien des élèves à l’école, avant de prier que ces fournitures puissent être mis au profit exclusifs de destinataires que sont les potaches de la communauté rurale de Diembéring ». Intervenant dans le même registre, le sous préfet de Kabrousse, Mamadou Djiba soutiendra que dans le principe de la décentralisation, chaque acteur a sa partition à jouer et se doit de la jouer pleinement et consciencieusement, y compris les agents de la presse pour leur mission d’informations publiques, gage de la transparence et de la bonne gouvernance , professe le représentant de l’Etat qui nourrit l’espoir de voir que cette initiative du conseil communautaire de Diembéring aboutira sur des performance scolaires de fin d’année remarquables. Quant au principal du collège de Kabrousse, il se réjouit de constater que le nouveau conseil communautaire a intégré les collèges et lycées de sa zone dans ses fonds de dotation scolaire, conscient que le seul conseil régional jadis compétent en la matière, semble de plus en plus incompétent devant la demande sans cesse croissante en raison de la multiplication des établissements scolaires secondaires notés au niveau de la région, a décrypté Antoine Diémé qui loue au final la sollicitude soutenue du sous préfet de Kabrousse, qui n’hésite pas à mettre à la disposition de son Cem sa voiture pour n’importe quel besoin exprimé. En marge de la cérémonie officielle de remise symbolique de ces fournitures scolaires, et faisant face à la presse, le président du conseil communautaire de Diembéring revient sur la portée de cette journée « l’année dernière, nous avons inscrit en lettre d’or dans l’agenda de notre communauté rurale, la journée de l’excellence. Dans la même veine nous venons d’engager cette année la presque totalité de l’enveloppe que nous a octroyée l’Etat sous forme de fonds de dotation en vue d’équiper les différents établissements scolaires de notre collectivité qui polarise 15 écoles primaires, un lycée 3 CEM et 3 collèges d’enseignement privé Catho, 5 maternelles », renseigne Toubon Guèye qui indique qu’au besoin, son conseil s’engagerait à mobiliser des fonds additionnels pour parfaire son ambition de faire de sa communauté rurale le pôle d’excellence scolaire de la région et voire même du pays, car se réjouit-il profondément, des partenaires et des hommes de bonne volonté, ce n’est pas ce qui manque à la communauté rurale de Diembéring dont son dynamisme touristique sape malheureusement la bonne scolarité de ses enfants, dont l’attrait au gains faciles les amène à abandonner prématurément les études. « L’heure est à l’inverse de la tendance », s’engage le Pcr Toubon Guèye, qui prie aussi pour une réhablitation rapide du tronçon Cap Diembéring, objet de toute hantise des populations surtout pendant l’hivernage, réhabilitation moult fois promise par les plus hautes autorités mais jamais réalisée

André MENDY

Office du Tourisme de la Casamance  ( article janvier 2011 )

Un Eductour pour relancer la destination

En collaboration avec la coopération française, des acteurs touristiques de Casamance et du tourisme sans frontières, mais aussi avec le conseil régional de Ziguinchor, l’office du tourisme de Ziguinchor, organise du 29 janvier au samedi 05 Février un Eductour pour la région naturelle de la Casamance. L’étape de ce week end a été naturellement le Cap Skirring, la plate forme touristique la plus représentative de la Casamance où les participants à cet Eductour ont débarqué au Cap Skirring, à bord d’Air Méditerranée, ont été transférés dans les différents sites d’hébergement avant qu’un plantureux cocktail soit offert en leur honneur dans une résidence hôtelière de la place, le tout sur fond d’un accueil folklorique retentissant. Ces participants venus principalement de la France, de la Belgique, de l’Italie, sont des représentants des Tours opérators(TO), des agences de voyages et un journaliste intervenant dans le tourisme. L’objectif de cet Eductour est de faire découvrir la destination Casamance à des journalistes spécialisés en tourisme et à des distributeurs potentiels de la Casamance. Les amener à constater et à ressentir la qualité et la diversité de l’offre, ainsi que la réalité de l’accueil de la destination Casamance et de lutter par la même occasion contre les effets néfastes de l’idée que l’on se fait de la Casamance comme quoi, elle est une destination insécure. Seulement la manière exclusive et inopérante avec laquelle, les responsables de l’office de tourisme mènent cet eductour risque de ne pas lui donner des résultats escomptés.

Un éductour qui fait rêver

Ils sont prés de onze participants venus de la France, de la Belgique, de l’Italie et de Dakar à prendre part à l’eductour organisé par l’office du tourisme de la Casamance, à partir de ce samedi jusqu’au samedi prochain. Eux qui sont des tours opérators, des agences de voyages et de journalistes, atterris au Cap Skirring, ce week end point, de départ d’un long circuit qui les fera découvrir les immenses potentialités touristiques de la Casamance naturelle et notamment de la Basse Casamance dans ses trois départements administratifs que sont Oussouye, Ziguinchor et Bignona. Et là sûr que nos chers visteurs en auront les yeux pleins, parcequ’en Casamance, c’est un délire édénique de la contempler dans sa beauté sauvage dans sa culture diversifiée. Et là, ce n’est pas l’inspecteur régional du tourisme Tékhéye Faye qui dira le contraire, lui qui dans son exposé sommaire de la présentation de la Casamance, a, à l’endroit des hôtes, présenté la Casamance comme une « une 3e région du Sénégal accueillant le plus grand nombre de touristes après Dakar et Thiès. Une région possédant une façade maritime de 90 km et un fleuve axial navigable sur une distance de 60 km et comprenant prés de 14 iles sur le delta », fait languir Mr Faye, qui poursuit son exposé en présentant la Casamance comme le « dernier bastion forestiers du pays avec ses 30 massifs forestiers. Sur le plan culturel, c’est simplement un régal ! Le caractère cosmopolite de la région fait d’elle incontestablement le creuset culturel le plus impressionnant au niveau national et sous régional », dixit l’inspecteur régional du tourisme, qui place un grand espoir quant aux retombées heureuses de cet éducatour par rapport à la redynamisation de la destination Casamance qui soutient-il a été le pionnier dans le tourisme rural intégré appelé de nos jours le tourisme équitable et solidaire. Une cause dont Michel Claude, de l’ong, tourisme sans frontière, en a fait son cheval de bataille, car « depuis 2009, j’ai accompagné la création de l’office de tourisme en Casamance et aujourd’hui idem pour l’éductour qui est l’aboutissement d’un travail de fond qui a permis avec la coopération française et le conseil régional de Ziguinchor de développer un outil qui à présent, permet d’assurer la promotion de la Casamance », renseigne Michel. Il est d’avis que la « Casamance a véritablement besoin d’un renouvellement de sa promotion à l’extérieur pour jouir pleinement de ses atouts. La Casamance le mérite très bien au regard de son tourisme diversifié ; de la chaleur des populations, de la beauté de son littoral, la richesse de ses traditions, le patrimoine et l’habitat ». Juste lui emboite le pas Macodou Diouf lui qui estime qu’à travers cet éductour « redynamiser la destination Casamance qui souffre d’une mauvaise presse quelque part afin de lui donner la chance de prendre de l’envol, de l’embellie », se convainc le coordonnateur de l’office de tourisme de Ziguinchor, représentant la région naturelle de la Casamance. Mr Diouf fonde sa conviction du fait que « toute destination qui a souci de dynamiser son flux touristique est obligatoirement tenu d’organiser ces éductours ». Suffisant pour qu’il en promette tant d’autres dans les échéances à venir tant est que cela puisse amener beaucoup de clients touristiques. Ah oui renchérit Armand Rentiers, octogénaire de nationalité belge, promoteur d’un grand complexe touristique depuis quelques année au Cap Skirring « Vivement qu’à travers cet éductour, que viennent les clients. Le problème ici, ce sont les avions, avec des vols réguliers pour la destination. Nous nous réjouissons du décollage de Sénégal air lines, mais il lui faudrait assurer des lignes intérieures pour la continuité territoriale et desservir la plate forme touristique du Cap. Sinon envisager une collaboration avec d’autres compagnies à l’image de Sénégal air qui dessert déjà la Casamance, mais cette fois ci avec un avion d’une capacité pas moins de 50 passagers ».


Les impaires de la démarche dans l’organisation de l’éductour

L’office du tourisme de Ziguinchor, a eu l’ingénieuse idée d’organiser l’eductour, qui étymologiquement selon son coordinateur, Macodou Diouf veut dire « éduquer, renseigner et montrer » (faire un tour en indiquant, renseignant et montrant ce qu’on a de positif, d’admirable comme cette grande excursion que nous allons mener dans la région), seulement les pistes empruntées dans le déroulement de cet eductour risquent de faire demi tour aux yeux de nombreuses voix qui se sont élevées. Que d’impaires et d’impertinences soulignées par les uns et les autres. Pour un événement comme celui là, les populations du Cap qui ne vivent que du tourisme n’ont pas été informées là-dessus, la nouvelle se distillait juste à travers des cercles concentriques. Aucune autorité n’a été présente lors de la cérémonie d’accueil dans un réceptif de la place, faute d’une invitation servie à temps réel au sous- préfet de Kabrousse et au préfet d’Oussouye, même le président de la communauté rurale de Diembéring n’y était ni représenté.  Quant au chef du village de Cap, il dit ne pas du tout être au courant. Que dire de la presse locale qui pourtant donne le meilleur d’elle- même pour la promotion de la destination, elle a été simplement snobée, heureusement au Cap, il y’a le notable de votre canard préféré qui est bon gré malgré au cœur de l’évenement ! Mieux l’on s’interroge sur la portée effective de cette initiative si le gouvernement à travers son ministère de tutelle, n’est pas impliqué et que cela reste la seule préoccupation de l’office du tourisme de Ziguinchor, quand on sait que pour des raisons bien connues de tous, le Quai-D’Orsay a mis au rouge une bonne partie de la Casamance. En outre des personnes bien au fait du tourisme en Casamance, se sont interrogées sur la pertinence d’organiser un cocktail de bienvenue dans une résidence hôtelière en lieu et place d’un réceptif hôtelier classique, quand on sait l’immense concurrence déloyale que mènent ces résidences à l’hotellerie classique ! Last but not least, le choix du guide touristique qui doit mener les excursions pour mieux se faire entendre de ses hôtes.

André MENDY

 

Cap Skirring   Mercredi 17 février 2011

Le tourisme perd un de ses magnats.

La grande faucheuse a frappé ce mardi matin avec une telle intrépidité qu’elle a arrêté le sommeil des habitants qui ont vite sauté de leur lit ! En effet, la nouvelle tel un couperet vient d’être annoncée comme quoi, le nommé Ousmane Sané, patron des Hôtels, « Les Palétuviers et Maya » au Cap Skirring, est décédé. Une nouvelle qui de prime abord, ne semble convaincre personne quand on sait ce jeune promoteur hôtelier sénégalais plein de vie, venait de célébrer hier et à cœur joie la nuit de la Saint Valentin dans son hôtel au milieu de ses clients et une partie de java dans sa discothèque. D’ailleurs une banderole de sa boite de nuit invitant les valentins et les valentines à s’y rendre fait encore le décore du rond central du Cap Skirring. Et pourtant c’est vrai, Ousmane Sané serait bien mort d’un infarctus lors de son jogging ce matin sur la plage du cap pendant qu’il essayait de faire des pompes. Le corps est actuellement placé à la morgue d’Oussouye, puis transféré ce mercredi à l’hôpital régional de Ziguinchor en attendant son autopsie par un médecin légiste exigée par le procureur de la République de Ziguinchor.


Le Président du Syndicat d’initiatives du Tourisme en Casamance n’est plus !

Ici les populations de la station balnéaire et touristique du Cap Skirring vivent un choc extrême. Une consternation et un effondrement total. Elles viennent de perdre un de leurs illustres fils Ousmane Sané, un des rares promoteurs hôteliers locaux, décédé ce matin (ndlr : ce mardi 15 février), dit-on d’un arrêt cardiaque pendant il faisait son footing à la plage du Cap. Au même endroit où par ironie du sort, il avait eu à sauver une touriste du Club Med en voie de se noyer. C’est son exploit là qui lui avait valu en son temps d’être nommé GO au Club Med en guise de reconnaissance. Bref, telle une trainée de poudre, la nouvelle se répand à travers la zone, les gens affligés et pris de court accourent d’une façon désemparée vers son domicile de l’hôtel Palétuviers qui se trouve au cœur du Cap. Du coup une ambiance funèbre règne dans les lieux, les pleurs, des agitations, des remords et des apitoiements ! Ces collègues du métier sont vite arrivés, tels que Madame Barbara Fontaine des Alizée Beach Resort, de Pascal Ehemba, le patron de l’hôtel Kandiandoumagne et le doyen des hôteliers de la Casamance, l’ex président du syndicat d’initiatives du tourisme en Casamance, Christian Jacot de la Paillote, Racine, PDG du Groupe Sénégal Tours, Madame Khady Giroux, Directrice de l’hôtel Néma Kadior de Ziguinchor, de Mr Sylvain Alexandra, délégué général de Thomas Cook, Jet-Tours à Dakar, , le Groupe Sénégal Tours a été représenté en la personne de Jean Louis N’decky, officiant au Cap Skirring, entre autres les yeux pleins de larmes. Et la question qui tenaille tout le monde, est de savoir comment a-t-il pu partir comme ça sur la pointe des pieds ? Comment a-t-il pu succomber d’un rien, d’un anodin geste sportif ? N’est pas que c’est avec lui que nous soupé hier ?, n’est pas avec lui qu’on s’est entretenu hier matin au téléphone ? Autant de questions qui à coup ne trouveront pas dé réponses mais quand même qui sont révélatrices de la fragilité de la condition humaine. N’avons-nous pas raison de dire que « la vie ne tient que sur le bout du fil » ou par ailleurs, « la mort, tel un voleur vient à l’improviste » !

Ousmane Sané est bien mort lui qui s’attendait le 28 février prochain à souffler sur ses 54 bougies. En cela, il se préparait déjà sans doute à cette occasion pour offrir à ses invités un capiteux cocktail d’anniversaire comme il sait bien le faire, comme celui là perceptible sur sa photo, toujours accompagné d’un sourire jovial affiché sur un visage juvénile, reflétant la pureté de son âme, confirmant le dicton qui soutient que « les bons meurent très jeunes ». Ousmane a été bien bon pour tout le monde, comme en témoigne cette vague de sympathie à son endroit. « C’est une grosse perte pour le Cap mais surtout pour le secteur hôtelier de la région voire du pays. Ousmane rendait d’immenses services à tout le monde, il avait le faible de dire non à une demande qui lui est adressée. Il participe avec vigueur au combat de la redynamisation du secteur touristique de la destination Casamance. En cela d’ailleurs qu’il a été une cheville ouvrière de la création de l’Office du Tourisme de la Casamance. C’est sa foi au travail et son abnégation qui lui ont valu aujourd’hui d’être propriétaire de deux hôtels au Cap », pleure, Jean Siboundou Diatta, Président de l’office du tourisme. Eh oui lui reprend Momo Diallo, vice Président de l’Asc Cap Skirring et porte- parole de la jeunesse «  Par la mort de Ousmane, notre frère ainé, la jeunesse du Cap se trouve à présent orpheline, privée de son plus grand mécène, il nous soutenait en tout temps et à tous les niveaux, il nous finançait sans cesse, et mettait gratuitement à notre disposition sa discothèque comme c’était le cas seulement hier, à l’occasion de la fête de Saint Valentin ». Ousmane Sané s’en va, laissant derrière lui, trois enfants dont deux avec son ex épouse française, Sylviane qui lui a donné deux enfants que sont Malick et Yasmine et un du nom de Petit qu’il avait avant.

 

André MENDY

Ousmane Sané enterré dans son Coubalan natal

Décédé le mardi dernier par arrêt cardiaque lors de son jogging matinal à la plage du Cap Skirring, Ousmane Sané, promoteur hôtelier et actuel Président du syndicat d’initiatives du tourisme de la Casamance, a été inhumé en début d’après aujourd’hui dans son village natal de Coubalan dans le département de bignona. Un hommage mérité lui a été rendu par une foule nombreuse venue l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure.

TEMOIGNAGES DE RECONNAISSANCE TOUS AZIMUTS


A la suite de l’autopsie qui avait retardé ses obséques, Ousmane Sané repose depuis le début de cet après-midi dans son village natal de Coubalan. L’enterrement d’un des plus illustres hôteliers de la région conformément à toute attente a vraiment mobilisé. De nombreux parents mais surtout des amis, des confrères du secteur touristique, des connaissances ont pris d’assaut la morgue de l’hôpital régional de Ziguinchor lors de la levée du corps qui y a été transféré avant pour des raisons d’autopsie par un médecin légiste, commanditée par le procureur de la République. Laquelle levée du corps, a enregistré la présence des hautes personnalités de la région, à l’instar de Cheikh Tidiane Dieng, gouverneur de Ziguinchor. A l’endroit du disparu, il a rendu un vibrant hommage en louant les qualités de l’homme. On notait aussi la présence l’ex maire de Ziguinchor, le secrétaire général du Tds, Robert Sagna, venu présenter ses condoléances à la famille éplorée. Ainsi après la morgue, c’est un cortège interminable de plus de cent véhicules qui s’ébranle en direction de Coubalan, village natal du premier responsable du tourisme de la Casamance naturelle. La distance à parcourir n’est aussi longue, il faut juste emprunter la nationale 4, juste après Tobor et bifurquer à droite pour prendre la piste latéritique par endroit cabossée dans une enveloppe de poussière pour arriver au village qui vient de perdre un de ses prestigieux fils. Ici la tristesse et l’effondrement sont au comble, tout semble se dérober sous les pieds de ces villageois. Pendant qu’on apprête le corps à l’intérieur de la maison mortuaire pour son inhumation, tout le monde se réunit sous le manguier de la cour de la maison et on livre les derniers témoignages, pour illustrer la grandeur du disparu et magnifier sa mémoire. Pascal Ehemba, hôtelier, ex président du syndicat d’initiatives du tourisme en Casamance et Président de la chambre de commerce de Ziguinchor dans un ton meurtri, témoigne que « La mort de Ousmane Sané est une perte pour toute la Casamance, pour toute la nation sénégalaise. Son courage et son sens du combat citoyen et entreprenarial, doivent faire de lui un modèle pour les jeunes. Ousmane a bien rempli sa mission sur terre. A présent nous devrons centrer notre regard sur ses enfants qu’il a laissés et aussi sur ses structures hôtelières génératrices de revenus et créatrices d’emplois ». Assurément avec la mort de Ousmane, c’est une grosse perte surtout pour la communauté rurale De Diembéring, semble lui emboîter le pas Papis Niabaly, 2e vice Président de ce conseil communautaire. «  Ousmane est un partenaire idéal pour la communauté rurale de Diembéring. Il nous permet régulièrement de tenir dans les locaux d’un de ses hôtels tous nos séminaires ou autres rencontres, sans nous exiger un seul sous. En dépit de tout, il paie régulièrement à la communauté rurale toutes les taxes qu’il lui doit sans rechigner », informe le représentant du Pcr de Diembéring avec beaucoup de peine. Et ce n’est Pas Jean Louis N’decky, représentant de Alexandre Sylvain, délégué général de Thomas Cook et Jet Tours au Sénégal et en Mauritanie qui dira le contraire, lui qui témoigne que « ceux qui comme moi travaillons depuis longtemps avec lui, savons à quel point Ousmane a été utile pour nous. Sa personnalité restera à jamais gravée dans nos mémoires. Que d’immenses services nous a-t-il rendus. Surtout les enfants de la Fondation de l’école de tennis de l’arrondissement de Kabrousse, à l’occasion des dernières éditions du tournoi de la paix en Casamance, avec son généreux cocktail dansant dans son night club à des compétiteurs venus de la Guinée Bissau, de la Gambie, de Dakar et de la Mauritanie… », se rappelle avec déchirement de cœur, celui qui a témoigné au nom de Khady Giroux la directrice de Néma Kadior, venue représenter Racine Sy, PDG du groupe Sénégal Tours et Sénégal hôtels. Ne trouvant pas assez de mots pour rendre hommage à son ami et poulain de prés de vingt ans, Balla Bocar Diako, sous- Préfet de Dakar Plateau, trouve seulement à Ousmane Sané, « une magnanimité et bonté personnifiées dont le meilleur hommage à lui rendre serait de veiller à perpétuer ses oeuvres au bénéfice de ses enfants et pour la postérité ».


André MENDY

Oussouye célèbre la 6e édition de la fête des prémices 21 février 2011

Le ministre Faustin Diatta au milieu des siens !
La fête du vin de palme, du riz nouveau et des autres produits locaux, 6é édition s’est tenue le  week-end du des 11 12 et 13 Février 2011, à Oussouye comme de à l’accoutumée dans les jardins de la mission catholique. Cette fête qui rappelle celle des prémices commence à drainer du monde et est prescrit inscrit dans l’agenda annuel du département. Cette 6e édition est
Placée cette année encore et ceci pour la 2e fois consécutive sous le parrainage du ministre Faustin Diatta, ancien séminariste et fils du terroir. Exhaussé par le cachet populaire et carnavalesque et religieux que revêt désormais cette fête, le fils du terroir en réve d’en faire une foire commerciale lors des prochaines éditions en guise de la promotion du département voire de la région. Ce qui réjouit fort bien son initiateur le responsable du doyenné d’Oussouye, Abbé Antoine Sambou, Kabossa. Pour allier le profane au religieux, ce dimanche, une messe solennelle pour la fête des prémices a été célébrée dans l’église paroissiale sainte Thérèse d’Oussouye et qui par coïncidence heureuse, accueille ce jour et pour toute la journée les reliques de sainte Thérèse de l’enfant Jésus présente sans le diocèse de Ziguinchor pour le 11 au 17 du mois. La messe a été présidée par Abbé Paul Abel Mamba, Administrateur apostolique de Ziguinchor.

La célébration de la 6é édition à Oussouye de la fête du vin de palme, du riz nouveau et des autres produits locaux n’a été que succès et grand moment de liesse populaire ! Au regard de l’affluence, des prestations des différents groupes folkloriques et artistiques locaux depuis le vendredi au dimanche. Avec toujours et surtout une mention spéciale aux majorettes du collège Joseph Faye d’Oussouye, à la chorégraphie impeccable ! Ah oui, il faut une telle mobilisation, se veut convaincu  le parrain du jour au regard de l’importance de cette célébration, parce que estime le ministre Faustin « le riz est une nourriture fondamentale en Casamance ». D’ailleurs, tient-il à le rappeler «  le riz est le préféré du consommer sénégalais dont sa culture par le Kandjandou (ndlr : instrument aratoire en pays diola) est une activité vivrière héritée des
ancêtres et jalousement préservée. Ce riz qui a valu la déportation de l’héroïne du Kassa ; Aline Sitoé Diatta ». Et à propos du vin, le ministre du Kassa de la République n’ tarit pas d’éloges, il y va même des éloges les plus dithyrambiques «  Nous du Kassa, nous qui sommes nés avec, il nous a accompagnés dans notre cursus vital et scolaire. Qu’on soit aujourd’hui comme hier, hauts cadres, grand diplômé, député ou ministre, nous y avons été assistés par nos parents grâce la récolte et la commercialisation du vin de palme. Enfin ici le vin de palme revêt une dimension spirituelle capitale, par son caractère cultuel qui nous permet d’implorer le bon Dieu », commente le ministre, qui par ailleurs a émis le souhait de faire accompagner cette fête d’une grande foire pour promouvoir le département d’Oussouye et accélérer son décollage économique. Un décollage qui selon l’initiateur de cette fête, dans son discours d’ouverture officiel ce samedi et à l’adresse du parrain, ne pourra que s’opérer dans un climat social apaisé. « La spirale de la violence a repris avec les braquages, les pillages et les meurtres. Les populations ne savent plus où donner de la tête. La peur refait surface, la libre circulation des personnes et des biens est restreinte et l’économie de la région chancelle ». C’est à ses termes que le curé doyen a dressé le tableau sombre de la situation avant de lancer un appel solennel « Aux grands maux, les grands remèdes, la Casamance demande avec insistance trois choses », « Premièrement, la Paix, deuxièmement, la Paix et troisièmement la Paix ! Car sans paix, rien de durable ne peut se construire, d’autant plus que tout ce qui est fait aujourd’hui est défait le lendemain ». 
ce dimanche fut la célébration de la messe solennelle d’actions de grâces pour la fêtes des prémices à l’église sainte Thérèse d’Oussouye, qui a accueilli ce jour les reliques de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus, la sainte patronne de cette paroisse dûment acheminées par les militaires ! Pour ces deux événements cumulés, la grande et vaste église, sainte Thérèse d’Oussouye a refuse du monde. Cette messe présidée par l’Administrateur diocésain, Abbé Paul Mamba, a été une
solennité à laquelle ont pris par le ministre parrain de la fête, avec à ses cotés le préfet et le maire d’Oussouye. Et sur un pan du mur, on pourrait lire : « La terre a donné sa récolte, Dieu nous bénit ». Suffisant qu’à travers une procession bien rythmée, tout ce que le département d’Oussouye compte comme richesse vivrière a été apportée et déposée auprès de l’autel ! Le décor et la symbolique ont été bien campés.

  André MENDY

 

Ziguinchor  21 février 2011


Les femmes catholiques du Sénégal ont prié les 11 12 et 13 février dernier pour la paix en Casamance
Les femmes et jeunes catholiques du Sénégal, sur invitation du groupe jeune espérance de Dakar, se sont massivement déplacées sur Ziguinchor ce week end làpour une rencontre de prière pour le retour définitif de la paix en Casamance. La cause en vaut la peine, elles ont été nombreuses, venues des tous les diocèses du pays  à répondre à l’appel. Une initiative du reste très bien accueillie par les autorités politiques et administratives de la région qui sont massivement venues prendre part à la cérémonie officielle tenue le samedi à l’aumônerie de Néma.


En acceptant de venir de toutes les régions du Sénégal pour se consacrer  à ce 17e un week end de prière tenu à Ziguinchor par le groupe de prière du renouveau charismatique jeune espérance de Dakar, les femmes et jeunes filles catholiques, peuvent au terme de cette rencontre avoir le sentiment de César «  vini, vidi, vivci », « je suis venu, j’ai vu , j’ai vaincu ». Réunis autour du thème « ils seront mon peuple et moi je serai leur Dieu », ces pèlerins ont durant toute leur retraite, mené une intense activité de vie de dévotion faite de prières ardentes, d’intercessions, de louanges à Dieu, de témoignages audaces et d’enseignements. Ces charismatiques sont convaincues que «  la main de Dieu n’est pas trop courte pour sauver la Casamance » et que l’heure de la victoire et de la vérité a sonné pour que cette région meurtrie du Sénégal puisse retrouver la paix que « Dieu donne aux hommes qu’il a tant aimés ». Et pour ça rien n’a pu les rebuter, même pas les dangers de la route pour celles qui viennent par la route, surtout la transgambienne. La veillée du vendredi a déjà
donné un aperçu de leur foi et de leur détermination. Trois heures de temps de procession nocturne aux feux des bougies  à travers les artères de la commune de Ziguinchor avec fortes louanges et intercessions ! Il était déjà quatre du mat’ quand la randonnée nocturne a pris fin. Mais vite fait le lendemain, samedi matin à 10 heures, elles remettent ça dans une grande assemblée de louanges, de prières, propre des assemblées charismatiques jusqu’à l’arrivée des officiels comprenant le ministre des sports, Faustin Diatta, invité d’honneur, de la ministre d’Etat Innocence N’tap N’diaye, du président du conseil régional, du gouverneur, du préfet de Ziguinchor  du directeur de cabinet du maire Abdoulaye Baldé conduisant la délégation municipal. Chacun tenait à être là. Le protocole même en a fait les frais ! Mais l’esprit de la responsabilité et du dépassement
a prévalu et tout s’est finalement bien déroulé comme en attestent les discours concordants des uns et des autres, tous convergeant vers  l’impérieuse nécessité d’arriver à une paix rapide et durable en Casamance et magnifiant par voie de
conséquence l’initiative des ces femmes cathos pour la plus part charismatiques. Prenant la parole le premier, le ministre des Sports Faustin Diatta rappelle non sans peine que « la Casamance est fatiguée, éprouvée, mais elle se remettra bientôt, les indicateurs sont là pour le croire », lesquels indicateurs de l’avis du ministre Faustin sont » l’implication de tous au côté de l’Etat pour cette recherche de la paix. Des voix rassurantes et crédibles se sont levées de tous les foyers religieux du pays pour demander cette paix, de Touba, en passant par Tivaoune pour arriver à l’Eglise avec la récente intervention de l’archevêque de Dakar, le Cardinal Adrien Sarr. Le Président de la République est un casamançais du coté maternel et aime bien sa région pour laquelle, il se dévoue ardemment pour le retour de la paix. Lui et le gouvernement de SoulèyemaneN’déné N’diaye, ne piaffent que d’impatience pour aller à la table des négociations ». Quant à Emmanuel Diédhiou, Directeur de Cabinet du maire de la ville, il trouve que le week end  de prière de femmes catholiques initié au niveau des diocèses nationaux, constitue pour les populations de Ziguinchor une occasion providentielle pour scruter avec ces prieuses, l’horizon d’une paix définitive dans cette belle région que tout prédestinait pourtant à un bel avenir. «…Ne nous décourageons pas, cependant, continuons à semer les graines de paix, partout et toujours, comme nous y invite notre foi au carrefour des expériences humaines », a exhorté le représentant du maire de la commune de Ziguinchor. Intervenant en dernière position La ministre d’Etat Mme Innocence N’tap, N’diaye, a loué et apprécié cette initiative des femmes pour leur
engagement pour la paix en Casamance, initiative qui est venue, toujours selon elle, renforcer la plate forme des initiatives des femmes de Ziguinchor. Sans omettre de rappeler son propre combat pour cette paix dés les premières heures de crise en 82 quand elle fut encore seulement étudiante en 2e année à la fac de Droit de Dakar. Dans son élan de remerciement de l’initiative des femmes catholiques, Innocence, leur octroie une rondelette cagnotte d’un million de nos francs pour leur faciliter les frais de retour et certainement en retour, du retour de la paix en Casamance.

André MENDY

Cap Skirring Février 2011

L’artiste Younousse Aïdara fait parler son pinceau

Logé au centre commercial du Cap Skirring, où il tient son atelier qui porte le nom éponyme du Café des Arts, le jeune artiste peintre Younousse Aîdara fait éloquemment parler de lui avec son coup de pinceau magique. Des touristes ou simplement des spectateurs, bref les férus de l’art se bousculent au quotidien à la porte de son atelier pour contempler ses chefs d’œuvres artistiques. Celui qui rêve de marcher sur les pas de son idole, Jean Michel Basquia,artiste peintre contemporain, américain, d’origine haïtienne de renommée internationale , présente des toiles qui bouleversent, réfléchissent et émeuvent les contemplateurs qui, à bien des cas, éprouvent de la peine à cligner l’œil sur beaucoup d’entre elles car leur donnant une forte illusion du réel. Ces réalisations font aujourd’hui les décorations de nombreux hôtels et restau’ du Cap Skirring, voire de la région et constituent de précieux cadeaux de souvenir des touristes à la fin de leur villégiature au niveau de la plate forme touristique du Cap.

Coloré et original, tels sont les premiers mots pour caractériser le travail de cet artiste, adepte de la peinture moderne alliant à merveille l’abstrait et le concret, qui semblent exprimer en couleurs ceux que d’autres représenteraient par des formes réelles ou imaginées. Younousse Aïdara qui se réclame artiste engagé, traite très souvent et avec rigueur et audace des thèmes portant sur l’actualité brûlante nationale comme internationale. A l’aide des coupures de presse bien passées au pinceau à travers un minutieux travail de collage, il plaide en faveur de la paix en Casamance, de la paix en cote d’ivoire. Et très opportuniste, il se penche déjà sur le vent de l’insurrection populaire qui est entrain de souffler sur le monde arabe. Romantique, il se laisse séduire par les déclamations poétiques de Léopold Sédar Senghor, surtout dans son poème de femme noire, vêtue de ta peau qui est vie ». Ses représentations artistes laissent libre cours à des sensations délirantes ! N’est ce pas pour illustrer cette assertion que « les images sont plus éloquentes que les mots » ! Suffisant pour que l’artiste le plus en vue du Cap Skirring, suscite tant d’attractions d’attentions avec ses œuvres exposées partout. Il eut même le bonheur d’effectuer un séjour vacancier, il y’a deux ans de cela en Italie où il a fait une exposition fort appréciée par le critique d’art. De son séjour au pays de Picasso, pays de tradition artistique, dira t-il, il témoigne avoir été impressionné par l’exposition du tableau controversé de Léonard de Vinci portant sur le « dernier diner du Christ » ! A la question de savoir d’où a-t-il tiré sa passion pour la peinture d’art, Younousse, spontanément répond que sa passion pour le pinceau vient au hasard de ses rencontres dés son jeune âge avec les princes des pinceaux sénégalais, à l’image de Tidiane Kassé dont le voisinage à la cité Sotiba de Pikine à Dakar a été un facteur déclencheur. Plus tard ce sera avec Serge Corréa récipiendaire du prix du Chef de l’Etat pour les Arts en ’92, avec qui il a fait connaissance à Médina. «  A la Médina, où j’étais en vances chez ma grand’mère, nous jeunes du quartier, étaient tout le temps ensemble à ne rien faire, et c’est devant ce constat que Serge, nous a invités à venir lui donner un coup de main, car il venait de gagner un marché de trois millions avec Mamadou Diop Le Maire pour faire des fresques murales en vue de décorer la ville de Dakar. Ce qui fait que pendant trois mois nous avons eu la chance de travailler à ses côtés dans son atelier sis au lycée Maurice De La Fosse. Et ce fut une grande école pour nous », renseigne celui là qui ne rêve que d’une chose ; réunir tous les artistes contemporains sénégalais et africains autour d’un grand salon d’exposition d’arts décoratifs en vue de détecter et de promouvoir les jeunes artistes aux immenses talents cachés ». Il rend au passage un vibrant hommage à son doyen Lamine Tamba, président de l’association des artistes plasticiens de Ziguinchor(Aprz) qui lui été d’une utilité inestimable à ses débuts au Cap. Parceque Younousse Aïdara ce natif de la Casamance a débarqué au Cap Skirring, il y’a 14 ans de cela, dépourvu de tout moyen. Ce qui l’a orienté d’abord vers des métiers de guidage touristique, de pêche pour survivre et faire de petites économies jusqu’à réunir une somme à même de lui permettre de disposer d’un atelier de peinture et de se doter du matériel de travail, appuyé en cela par ses amis européens. Et Aujourd’hui, l’expérience a été concluante, younousse, se réjouit de bien vivre de son art. C’est fort de son succès, qu’il exhorte les jeunes artistes à plus de patience et à donner le meilleur d’eux-mêmes dans la recherche de l’excellence, les seuls garants du sacre futur.

André MENDY

 

La Troupe théâtrale Deggo, vient enrichir le landerneau culturel de Ziguinchor Février 2011

Le landerneau culturel et artistique de Ziguinchor vient de s’enrichir d’une nouvelle troupe de théâtre qui porte le nom de Deggo (entente). Elle comprend vingt un acteurs, jeunes gens confondus, venus de Dakar et de Ziguinchor où elle est basée. Ce week end dernier, ils étaient venus au Cap Skirring pour le tournage de leur premier film qu’ils annoncent comme un vrai régal pour les amateurs.

Dorénavant, le milieu culturel et artistique de Ziguinchor doit compter avec la troupe théâtrale dénommée «Deggo) pour signifier « Entente ». Elle entend bien se faire entendre partout et avec fracas. Juste née à partir de la combinaison des acteurs de Dakar et de Ziguinchor, cette troupe ambitionne vite de se hisser au sommet de l’art. Sans perdre de temps, ils ont entrepris le tournage de leur premier film théâtral les vendredis, samedi dimanche derniers au Cap Skirring, qui abrite toutes les séquences. Ba Matar Gningue, le Président de cette troupe, revenant sur les thèmes développés et sur le choix exclusif du Cap pour le tournage, dira que ce film traite de deux thèmes : D’abord la loi sur la parité, qu’on ne doit pas traiter comme une égalité stricto sensu dans une vie de couple. Il estime que la loi sur la parité ne doit en aucune manière étouffer l’autorité naturelle de l’époux sur l’épouse. Ce dont ses actrices ont l’heur de bien interpréter ! Et sûrement les machos applaudiront des deux mains !

L’autre thème abordé par la Troupe Deggo de Ziguinchor, consiste à dénoncer l’imposture ou la fausse dévotion de certains soi disant hommes religieux du Sénégal qui sous le manteau de l’islam, profitent de la crédulité de leurs coreligionnaires ou concitoyens pour les dépouiller cyniquement.

Quant au choix exclusif réservé au Cap pour tourner ce film, le patron de la troupe Déggo, répond que ce choix est dicté par le souci de réhabiliter l’image du Cap. « Car le Cap, comme toute autre destination touristique, ne bénéficie pas toujours d’une bonne image, que de préjugés défavorables véhiculées à leurs endroits. Mais également nous participons par voie de conséquence à la valorisation et la promotion de la station qui est la destination privilégiée de la Casamance ».

Donc tenez-vous bien avec la troupe Deggo, nouvelle version, ce sont des réquisitoires et des dénonciations bousculantes ! Une valeur sûre de l’art casamançais sur une rampe de lancement.

André Mendy

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