LE PETIT JOURNAL DE CASAMANCE PAR ANDRE MENDY AVEC ARVIMEDIA
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Wade à Ziguinchor ce Samedi 11 février 2012

Les libéraux d’Oussouye préparent fiévreusement un accueil grandeur nature !

Pour un accueil populaire dans une campagne électorale présidentielle civilisée, l’ex ministre du département d’Oussouye, de la recherche scientifique des biocarburants et des énergies renouvelables, le Pr Christian Sina Diatta, de concert avec tous les responsables libéraux de la fédération du département, en l’occurrence, le Président de la communauté rurale de Diembéring, Tombon Guèye, promu coordonnateur départemental doublé de représentant du candidat Wade auprès des autorités administratives, a tenu un point de presse ce vendredi dans les jardins de la mairie de cette commune.

A en croire l’ex ministre, le Pr Christian S. Diatta, l’objet de ce point de presse est de « rehausser la voix des populations d’Oussouye qui vont vers des prochaines élections «a-t-il tenu d’emblée à préciser. L’actuel premier vice président du conseil économique et social de faire remarquer qu’ici le climat de ces consultations électorales tranche avec celui qui prévaut ailleurs et « qui fait apparaitre des crises sociales orchestrées par certains dans l’unique souci de saper les fondements républicains à travers une déferlante violence. Nous déjà à Oussouye tout comme en Casamance, évoluons dans un contexte de crise tentaculaire, et à en ajouter une autre est débile ; aimer le Sénégal n’est pas à superposer les conflits », se démarque le physicien nucléaire qui renseigne dans la foulée que le gouvernement du Sénégal a sursis à son projet d’installation d’une centrale nucléaire à Oussouye et même ailleurs (NDL : sans doute utopique).Tout compte fait, Sina Diatta, émet quelques réserves quant à une grande mobilisation dans la commune d’Oussouye, à l’occasion , parce que craint –il que les deux grands évènements culturels et cultuels que la banlieue de la ville va connaitre à travers les boukouts ; cérémonies initiatiques de Siganar et de M’lomp seraient un frein . Car reconnait –il, la sacralité de ces événements rejette l’euphorie populaire profane. En toute circonstance de cause, Ayo Manga de l’Ujtl (Union des jeunesses travaillistes et libérales) déclare que « nous jeunes libéraux d’Oussouye, sommes prêts à accueillir notre candidat dans un dynamisme et une mobilisation sans réserve. On n’est pas à Dakar, ici, notre secrétaire général est la bienvenue, parce que perçu comme le messie de tous les temps », lance euphorique la jeune dame !

Le coordonnateur départemental du Pds, Tombon Guèye, à son tour dit exprimer des sentiments de  satisfaction et de fierté, basés sur la confiance et l’espoir du fait que, relate t-il, « Depuis deux jours, ça ne dort pas ni mange pas assez chez nous, parce que nous sommes absorbés littéralement par la venue de notre leader charismatique et notre secrétaire général, le Président Me Abdoulaye Wade ». Et le Président de la communauté rurale de Diembéring qui se dit tenaillé entre deux fronts ce jour ; à savoir le Cap Skirring - Cabrousse où leur illustre hôte va faire la première chute et la commune d’Oussouye distante de prés de 30 bornes, se rassure déjà « qu’au Cap Skirring, on se pourléche déjà de l’arrivée de notre candidat. La mobilisation est déjà au summum ; de l’aéroport à la sortie, à Cabrousse, l’on note la même effervescence pour un accueil historique », promet le nouvel homme fort du département qui vient ainsi de rentrer dans les bonnes grâces présidentielles. Réconforté dans ses nouvelles attributions de la sollicitude de ses ainées de la trempe de Christian Sina Diatta, un des ténors du parti libéral dans le département d’Aline Sitoé Diatta :

André MENDY


Week end de délire à Oussouye Lundi 13 février 2012

Festoyons, on a du riz, on rit fort !

La ville d’Oussouye a vécu ce week end  la 7e  édition, de la fête du vin de palme, du riz nouveau et les autres produits locaux dans les jardins de la paroisse.  Cette fête qui a mobilisé a culminé par une messe solennelle d’actions de grâces  le dimanche à l’église de la paroisse, présidée par l’Abbé Achille Djihounounk, Recteur du grand séminaire de Brin en présence des autorités administratives et politiques du département, notamment Faustin Diatta ex ministre et parrain pour la 3e fois de cet évènement.

Les jardins de la mission catholique d’Oussouye ont été la grande attraction de ce Vsd à l’occasion de la fête annuelle du vin de palme, du riz et des produits locaux, initiée par le curé de la Paroisse Ste Thérèse de l’enfant Jésus d’Oussouye depuis sept ans , le curé doyen, Abbé Antoine Sambou alias Kabossa.  L’ambiance a été bien servie ; de la prestation des troupes folkloriques venues de tous les coins du département, de  celle des majorettes du collège  Joseph Faye ,  du Coumpo de Boucotte, en passant à  la dégustation du vin de palme et le concours de loterie pour terminer par un repas champêtre suivi de l’animation le dimanche après la messe. Parlant de la messe, il faut dire qu’elle a été solennelle, avec  des processions animées et des mimes illustratives. Un décor digne du carnaval de Rio de Janeiro y était avec à l’image un jeune palmier trainant des bouteilles de vin de palme planté prés de l’autel ! C’est la fête des prémices, l’on chante, l’on danse, et logiquement peut-on entonner ce chant d’actions de grâces « Qui suis-je moi et qu’est ce que mon peuple pour que nous puissions te présenter ces offrandes, tout vient de toi  et ce que nous t’offrons, nous l’avons reçu de ta main » ! C’est ce qu’en substance, Abbé Achille Djihounounk  a traduit en convoquant le psaume « Il s’en va, il s’en va en pleurant ; il porte la semence. Il  s’en vient, il s’en vient en chantant, il rapporte des gerbes «. Et le prédicateur du jour de commenter que cette image du psalmiste empruntée au milieu agricole, illustre à souhait la situation d’état d’âme  du paysan en période de grands travaux champêtres. Il assimile cette fête à celle des Azymes qui célébrait l’épi d’orge l’image de tant d’autres qui sont de nature agraire. Et se voulant plus actuel, le prêcheur  citant un passage évangélique, fait appel à un usage rationnel des biens du monde qu’on doit considérer comme don de Dieu au profit de tous et éviter toute forme de cupidité et d’égoïsme, par ce que semble t-il prêcher que « Celui qui ne vit que pour ses biens et possessions matériels est un vivant de qualité médiocre, car tôt ou tard il mourra » ! Que ceux qui ont des oreilles pour attendre, entende ! En tout cas ici à Oussouye, on a trinqué et bourlingué le temps de ce week end, où le culturel a remporté de loin sur le politique e que même la venue du président candidat des Fal, Me Abdoulaye Wade, le samedi  a failli passer inaperçue. Heureusement pour lui, le coordonnateur départemental libéral, le Pcr de Diembéring a bien mobilisé au Cap Skirring-Cabrousse, sa première étape de sa visite au niveau de la région de Ziguinchor.

André MENDY

 

MOUSTAPHA NIASSE PROMET UN OUSSOUYE MODERNE

L e candidat de Benno Siggil Sénégal a laissé entendre hier à l’occasion de son meeting tenu à la place publique d’Oussouye, qu’il ferait d’Oussouye un département doté d’un hôpital moderne, un lycée moderne, une usine de glace moderne produisant de la glace propre à la consommation des hommes et des écailles pour la conservation des produits de la pêche.

Malgré son arrivée tardive, le candidat de Benno Siggil Sénégal a  communié avec une foule nombreuse de ses militants mobilisés depuis le matin à la place publique d’Oussouye.  Dans une ambiance surchauffée de chants et danse ékonkone propre du Kassa, Moustapha Niasse a, en guise de feed back à l’égard des ses alliés  declaré que « Robert Sagna a déjà prouvé ce qu’il pouvait faire pour la Casamance et pour le Sénégal », a t-il apprécié la dimension politique de l’homme. Mieux, il soutiendra que « la force de notre coalition réside dans l’expérience et le savoir-faire des uns et des autres qui la composent », s’en réjouit celui qui témoigne avoir foulé le sol d’Oussouye pour la première fois en Août 1961, amené par son ami et pater Emile Badiane. Attendu sur son projet de développement, l’enfant de Keur Madiabel promet un visage reluisant d’Oussouye en le dotant d’un hôpital moderne, d’un lycée moderne, d’une usine de glace moderne. Il s’engage également comme programme à réhabiliter les terres  envahies par le sel en vue de mieux développer la culture du riz qui est une denrée bien priseé ici. S’est-il aussi et surtout engagé à créer le plein emploi dans le département rassurant de rouvrir tous ces réceptifs hôteliers fermés ou en souffrance au Cap Skirring. Le leader de Benno Siggil Sénégal n’a pas manqué au passage de tourner en dérision Me Abdoulaye Wade, avec son projet de création à Oussouye d’une centrale nucléaire , « C’était aussi du waax waaxett », a t-il raillé parce que croit-il savoir ;  « Une centrale nucléaire coûte prés de cinq mille milliards de nos francs et il faut », renseigne t-il « quinze ans pour la construire et sur autorisation des nation unies, au même moment, il se trouve incapable de régler la production énergétique du Sénégal qui est seulement de 400 méga watts par jour ». Toujours allusif, Moustapha Niasse dira qu’il a signé à cœur joie le livre d’or de  la plateforme des femmes pour la paix en Casamance contrairement à Abdoulaye Wade qui a catégoriquement refusé de le faire la semaine dernière. Arborant déjà le manteau du Président du pays, Niasse promet que «  Le gouvernement de la nouvelle République du Sénégal va régler le problème casamançais par la législation par une approche judicieuse et respectueuse de tous les acteurs concernés autour des négociations sérieuses », rassure t-il.

Suffisant pour que Pascal Manga, Président de la fédération du Rassemblement pour le Socialisme et la Démocratie / Taaku Défaarat Sénégal ; Rsd/ Tds du département d’Oussouye lui reconnait d’être «  une chance pour le Sénégal, une panacée pour la Casamance et une voie indiquée pour le développement d’Oussouye ». Un avis qu’il partage avec jules Manga, qui trouve en Moustapha Niasse, » un homme d’Etat doté d’un immense capital politique qui a fait de lui, un homme de consensus porté par une coalition forte de prés de 60 partis politiques », parce que croit dur comme fer, le secrétaire général du Crd que « Niasse est l’homme providentiel pour relever le défis de développement qui interpellent le pays ».

André MENDY

Campagne électorale à Oussouye

Excursion avec Tombon Guéye Coordonnateur départemental du Pds

Le dernier tournant de la campagne électorale pour la présidentielle du 26 février prochain est bien amorcé, partout les leaders politiques jettent leur dernières forces dans la bataille de la conquête de l’électorat, quitte à « aller jusqu’en Chine » ! Tombon Guèye, président de la communauté rurale de Diembéring doublé de coordonnateur de parti démocratique du Sénégal dans le département d’Oussouye, est parti pendant deux jours à l’assaut de l’électorat des iles de sa collectivité. L’accès de ces terres piègées par les eaux, donne les allures d’une excursion touristique, à travers les méandres des estuaires du Fleuve Casamance. Au terme de sa tournée insulaire, le mandataire départemental de Wade a bien voulu s’ouvrir à votre gazette préférée. Écoutons-le.

Walf Grand-Place : A moins d’une semaine de la joute présidentielle, comment en votre qualité de coordonnateur libéral du département d’Oussouye, trouvez-vous le bilan de votre campagne électorale ?

Très satisfaisant le bilan de notre campagne menée jusqu’ici, tout se passe comme on le souhaitait. Nous avions privilégié des visites de proximité au démarrage de cette campagne. Maintenant nous atteignons la vitesse de croisière avec des méthodes classiques faites de meetings et des méga meetings tant au niveau communautaire qu’au niveau départemental

Eh bien dans cette charge de coordonnateur départemental que la direction du parti libéral vous a confiée, avez-vous le sentiment d’avoir bénéficié du soutien de vos ainés, les ex plénipotentiaires du parti que sont les anciens ministres, les députés du département ?

Oui ces autorités comme vous avez tendance à les appeler me soutiennent chacune d’entre elles à sa manière ; spirituelle ou morale. D’aucunes, mêmes mouillent à fond le maillot, comme c’est le cas du Pr Christian Sina, du maire d’Ousouye Bénédicte, de la députée Emilie. Ils battent carrément campagne à mes côtés, cautionnant à souhait le choix que notre secrétaire général et candidat a porté sur ma modeste personne d’être coordonateur dans le département, Faustin Diatta, n’est pas en reste lui aussi. Donc je me réjouis de la dynamique d’ensemble bâtie autour de moi au sein de la famille libérale et alliée pour la brillante victoire de notre candidat dans notre département.

Vous, avec votre Etat major veniez de boucler deux jours de campagne électorale au niveau des villages insulaires que compte la communauté rurale de Diembéring dont vous êtes porté à la tête, pouvez vous revenir sur les temps forts de cette tournée et les grands enseignements que vous en tirez ?

C’est toujours un immense plaisir qui nous anime quand nous nous résolvons à faire un tour de ces iles qui relèvent de notre collectivité. Le plaisir est encore plus fort si c’est pour réélire notre secrétaire général et candidat le Président Me Abdoulaye Wade. Certes, ces îles, ne constituent pas uns véritable levier électoral, au regard de leur population moyenne, mais elles constituent une richesse spécifique et particulière de notre communauté rurale. Et nous estimons que c’est important pour nous de les silloner ; déjà le paysage est édénique ; la ballade à travers les bolongs et la mangrove au milieu des vagues plus ou moins acharnées, c’est revigorant ! Mais et surtout nous avons le plaisir d’être là pour entendre et recueillir les doléances, somme toute légitimes des ces populations que les caprices de la nature ont voulu les mettre en aparté. A l’ile d’Ehidj ou ile des fétiches par exemple, nous avons trouvé des habitants satisfaits du bilan de Wade, avec seulement quelques légères doléances ayant trait à une pirogue ambulance faite d’une coque motorisée. Nous allons nous employer à satisfaire leur doléance légitime de les doter en coque motorisée pour leur faciliter une mobilité surtout pour ce qui concerne les évacuations sanitaires. A Sifoca et Wenday, c’est presque un tapis rouge qui nous a été déroulé ; tellement que ces insulaires sont fiers des réalisations du régime de l’alternance chez eux. Il en a été de même le lendemain pour l’étape de Cachouane ou un chantier de construction d’un port de plaisance est en voie d’être ouvert avec tout le bien que ça va leur apporter. C’est seulement l’étape de Carabane qui a semblé au départ difficile vu la fronde que les jeunes manupilés par d’autres obédiences politiques avaient essayé. Mais notre démarche d’écoute et de persuasion leur ont permis de bien comprendre qu’en dehors de Wade, il n’y personne d’autre qui pourrait se soucier mieux de leur mieux-être. Wade n’a pas rechigner de débloquer prés de douze milliards sur treize de nos francs requis pour doter de Carabane d’un port moderne qui à terme, fera la richesse de tous les iles du kassa pour en faire un pole d’attraction économique à l’échelon régional, voire sous régional, qui peut prétendre mieux ? L’arrêt de ces travaux qui sont à l’origine de ces remous auprès des jeunes de Carabane, n’est que provisoire, tout le monde sait que Wade n’a pas l’habitude d’abandonner ses chantiers. Ils ont compris et séance tenante au cours du meeting, ils sont revenus à de meilleurs sentiments et ont fait allégeance à Wade ! La dernière étape d’Ourong tard dans la soirée du 2e jour n’est que la confirmation positive des précédentes. C’est dire en définitive que les populations des îles sont en parfaite phase avec notre candidat Me Wade qui après l’achèvement du wharf de Carabane, ne tardera pas à doter des iles des bateaux taxis en vue de la plus grande et sécure mobilité fluviomaritime, l’énergie solaire pour l’électrification rurale est passée déjà dans bien de ces îles.

Avec quel état d’esprit entendez-vous arriver à l’élection ?

Avec le même état d’esprit trempé de vertus d’humilité et de courtoisie qui nous ont toujours habillés, mais également avec détermination pour la gagne totale qui transcende notre jeune âge. Parceque ragaillardis du soutien indéfectible de nos ainés politiques du département et d’ailleurs, tout comme celui de nos ainés naturels. Nous jubilons par anticipation de notre sacre au soir du 26 février parce que tout simplement Oussouye a été choyé par le régime de l’alternance ; tant au niveau des infrastructures routières comme la réhabilitation de la route Ziguinchor Cap Skirring- Cabrousse, la route Oussouye M’lomp Djiromait Elinkine et celle en cours du Cap Diembéring. Le bilan est tenace et force le respect. Au niveau de l’éducation, avant 2000, il n’y avait qu’un seul lycée pour tout le département, mais aujourd’hui, l’on sourit d’en avoir deux autres, à M’lomp et à Cabrousse, les collèges à profusion partout !

D’accord mais toi aussi chez toi à Diembéring, tu n’es pas épargné par la fronde, parce que dit-on que les travaux de la constructiuon de l’axe cap Diembéring sont gelés jusqu’à la réélection de votre candidat, un chantage aux yeux de vos populations, qu’en penses tu ?

(Il perd son calme olympien), Non, non, non, C’est de l’intoxication politicienne de nos adversaires qui pensent en tirer une meilleure part, mais pour leur enseigne, je dirais que c’est peine perdue. Ici, on est bien formé à distinguer la bonne semence de l’ivraie, des bons bergers des loups aux dents longues ! Rien ne peut distraire les populations de Diembéring de l’intérêt que le Président Wade porte à leur égard eu égard à ses relations privilégiées avec leur fils feu Laye Diop Diatta. Au juste, les travaux de cette route n’ont jamais été suspendus, ce qui se passe, c’est qu’actuellement, nous avons bouclé au niveau des travaux, la première phase dite de terrassage. Et celle qui doit suivre, c’est-à-dire la pose de la première couche dépasse nos limites géographiques. Notre zone n’a pas de carrière de latérite, il faut alors la chercher loin de chez nous à Sédhiou ou à Bignona que sais-je ! C’est qu’on est entrain d’entreposer progressivement la latérite pour que lorsqu’on aura un volume suffisant, qu’on puisse ré enchainer les travaux. Pour autant le chantier n’est pas arrêté, regardez ces camions qui viennent chaque jour déverser le contenu de leur charge de latérite. En ce moment les travaux des ponts et autres ouvrages d’évacuation poursuivent leur petit bonhomme de chemin

Et alors pourquoi ce grand retard dans la livraison initialement prévue pour le mois de décembre dernier ?

Là, je ne saurais l’expliquer puisque que je ne suis pas travailleur de cette entreprise adjucataire. Je sais simplement par contre, qu’elle a beaucoup dispersé ses forces en ouvrant à la fois beaucoup de chantiers et à des endroits différents parfois éloignés les uns les autres, conformément à la volonté de l’Etat d’ouvrir des chantiers partout avec ses 25 milliards que cette société a gagnés en soumissionnant ; seulement l’adage nous apprend que « qui trop embrasse, mal étreint » ! Mais ce qui est sûr est certain et que ce chantier sera vite terminé parce que le Chef de l’Etat y tient tant.

André MENDY




Le carême arrive

Le Mardi Gras et le Mercredi des cendres en avant !

Tout au long de l’année, se succèdent des fêtes qui rythment la vie des chrétiens. La fête de mardi gras a tous les ans une date différente, fixée par rapport à la date de Pâques, qui elle-même varie en fonction du cycle de la lune. Mardi gras et le jour qui précéde le Mercredi des Cendres. Il y a quarante jours de carême, entre le mercredi des cendres et le jour de Pâques ; Ici, au Sénégal la célébration du Mardi gras s’appente au Maouloud, avec son «Tadjabone », faite de masques et de travestissement burlesque vestimentaire, question de dire ; rigolons un peu avant d’entrer dans des choses sérieuses » qu’est le carême.

La fête du Mardi gras s’apparente à tout point de vue à un carnaval dont l’étymologie donne carne pour dire la chair, la viande. En italien, « carnelevare» signifie « sans viande ». C’est dire qu’avant l’apparition de ce mot, la veille du carême était appelée « carême prenant ». C’est le dernier jour pour profiter une dernière fois avant le carême et faire bombance, car ensuite, pas d’alimentation carnée ni graisseuse durant 40 jours. On marque le coup par un festin, une fête colorée et bruyante. Il le faut parce que dés demain c’est le début d’une pénitence quadragésimale, parce que pour le chrétiens notamment les catholiques romains plus connus au Sénégal et dans la sous région, le mercredi des cendres est un jour de pénitence inaugural du carême. En effet, le terme pénitence peut se résumer en trois actions, à savoir la prière, l’aumône et le jeûne. L’objectif principal est de se préparer à la fête de Pâques qui célèbre la résurrection du Christ. A vrai dire, le temps de carême est une manière pour le chrétien de s’unir au Christ, qui lui-même, aurait jeûné 40 jours dans le désert pour se préparer à sa mission ; celle de sa mort et celle de sa résurrection. C’est aussi l’occasion de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu. C’est pourquoi, le jeûne chrétien ne prend pas toujours la forme de « privation de nourriture », mais peut être plus large. Aussi , se priver de nourriture permet de mieux prendre conscience de ce que tant d’êtres humains sur terre, vivent au quotidien , et rester dans une attitude d’accueil du genre que le prochain en difficulté ne nous soit pas un étranger ; comme l’a si bien dit l’apôtre St Jean « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant, son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ». Preuve de charité fraternelle, dans les premières communautés chrétiennes, ce qui était mis à côté par ceux qui jeûnaient était distribué aux pauvres. Les fidèles se rendent à l’église ou au temple pour assister à une célébration, où le pasteur, après la proclamation de l’évangile et de l’homélie leur trace une croix sur le front avec de la cendre en prononçant ce verset tiré de la genèse, premier livre de bible « Homme, souviens –toi que tu es poussière et que tu retourneras poussière » ; aussi la formule de plus en plus usitée que « Convertis- toi et crois en l’évangile ». Cette cérémonie fut instituée par Grégoire 1er aux alentours de 591. L’imposition des cendres au front du pénitent est une évocation symbolique de Rameaux. Les cendres sont elles-mêmes bénies solennellement pendant la célébration. Les catholiques –romains sont tenus à l’abstinence et au jeûne le Mercredi des cendres et le vendredi saint, sauf des cas particuliers à mettre en rapport avec des jeunes enfants, des personnes malades ou âgées, personnes exerçant un métier physiquement difficile. Dons c’est clair pour tous demain, pas d’apéritif ni de digestif !

André MENDY


Le lycée de Cabrousse jugé old fashion     Samedi 25 février 2012             

LES ELEVES ET ETUDIANTS DE LA COMMUNAUTE RURALE EXIGENT SA MODERNISATION !

Les élèves et étudiants de l’arrondissement de Cabrousse réunis autour de l’amicale  des élèves et étudiants de la communauté rurale de Diembéring(AMECRUD), ont ce mercredi  battu le macadam pour exiger un lycée moderne et complet qui réponde aux exigences de son temps….

Ils ont pris départ à partir du rond point du Cap Skirring et tous de rouge vêtus, les élèves et étudiants issus de la communauté rurale de Diembéring pour une marche pacifique qui les a amenés jusqu’à la sous préfecture de Cabrousse distante de prés de six bornes où un mémorandum a été lit et remis à l’adjoint au maitre des céans absent. Mais, il faut reconnaitre que les slogans à l’occasion brandis ont été plus éloquents que le mémorandum plutôt emphatique et évasif. De ces slogans, l’on peut lire ; « l’Amicale des élèves et étudiants de la communauté rurale de Diembéring exige une éducation meilleure et une modernisation du lycée » (NDLR : le lycée implanté à Cabrousse, qui n’est qu’une transformation du Cem à partir de cette année ». Tout compte fait, des slogans comme, « Nous voulons étudier dans de bonnes conditions », ou encore « Nous exigeons une salle informatique adossée à l’Adsl ». Quant  aux autres pancartes, comprend qui peut ; « Halte à la corruption des correcteurs, stop aux grossesses précoces, oui à un Befem mérité » ; l’on pourrait se demander si l’on ne fait pas son autodafé ?  Tout compte fait, ce collège de Cabrousse qui vient cette année d’être érigé en lycée ne compte pas pour l’instant des séries scientifiques, ce qui d’ailleurs n’est pas le propre ce nouveau lycée, son ainé d’oussouye, en manque aussi, tout comme partout au Sénégal, cadre un notable rencontré dans la marche. Mlle Fatou Faye, éleve en seconde au lycée de Cabrousse, une des marcheuses, accrochée, sur l’opportunité d’attendre cette période tumultueuse de la campagne électorale pour initier leur démarche revendicative, dira simplement que « c’est le moment favorable de poser ces doléances car après cette période, tu n’auras personne à t’écouter, après tout, nous constituons aussi un corps électoral à ne pas sous estimer, qu’on nous prenne au  sérieux  et qu’on s’exécute sinon … », entend  prévenir l’Orphée noire plus attendue sur les plus hautes marches de podium de la grande couture !

André MENDY

 

 Présidentielle à  Oussouye Dimanche 26 février 2012

Une union sacrée des libéraux autour de Tombon Guéye pour la victoire de Wade

Les libéraux d’oussouye et alliés ont procédé ce jeudi à leur dernière revue de troupes en direction de la présidentielle du dimanche prochain. Ainsi toutes les sections départementales libérales du département ont sonné la grande mobilisation autour du coordonnateur départemental du Pds, Tombon Guéye, président de la communauté rurale de Diembéring. Du Cap Skirring en passant par la commune d’Oussouye, jusqu’ à Kadjinole de M’lomp, on affiche la même détermination.

Plus optimistes que les libéraux et alliés d’Oussouye quant à la victoire de candidat Pds et des forces alliées, on meurt ! Partout sur l’étendue du département, on embouche la même trompette de la gagne. Ayo Manga, responsable de l’Ujtl à Kadjinole M’lomp ne se fait aucun doute là-dessus, elle qui à l’occasion du meeting qu’ils ont tenu à la place publique de leur quartier ce jour, estime que «  ce meeting est une consécration de l’ensemble des efforts que nous, les libéraux de M’lomp, notamment les jeunes de l’Ujtl, avons déployés durant cette campagne électorale. Nous nous réjouissons que ça été une campagne joyeuse pour nous, parce qu’aidés en cela par le bilan confortable du Président Wade dans notre collectivité ». Et la jeune dame de poursuivre ; « à côté de ce bilan élogieux de notre candidat, l’ouverture de notre parti aux autres forces est fécondante et renforce davantage notre électorat, c’est le cas avec AJ/ Pads de Diop Decroix avec Elias Bassène  et de Roger Manga », se dit confiante Ayo.  Son frère et camarade Jean Edouard Sambou, de louer le vent de « l’alternance générationnelle qui a soufflé dans le département avec l’émergence du leadership des jeunes, avec comme coordonnateur départemental Tombon Guéye et qui a à ses côtés Roger Manga, du sang neuf pour galvaniser et dynamiser l’électorat en faveur de notre parti dans le département ». Le coordonnateur libéral au niveau de la communauté rurale de M’lomp, juge à son tour que «  les réalisations du régime de l’alternance en terme d’infrastructures routières notamment plaident en faveur de la rélection et au premier tour du candidat du Sopi dés le premier tour quelque soient les quelques réticences notées ailleurs. Au Cap Skirring jusque tard dans la soirée, la grande messe de la victoire libérale a été chantée par toutes les lèvres. Et Tombon rassuré par la grande mobilisation, rappelle seulement pour se marrer du virage 180° de ceux là, qui aujourd’hui s’agitent en pourfendeurs de Me Wade. Et l’ancien secrétaire de Meel de l’Ugb de St Louis, a failli perdre son latin en rappelant seulement qu’ à l’époque c’est Me Aliou Badara Cissé et Macky Sall qui y venaient animer les conférences libérales et que Aliou Badara Cissé ne cessait de ressasser que « Me Wade est lui seul, voila un homme qui centralise la somme de toutes les excellences » !

André MENDY

 

Les libéraux d’Oussouye se réarment pour le 2e tour

Les responsables libéraux d’Oussouye sont réunis ce jeudi dans la salle de délibérations de la dite commune pour une évaluation sans complaisance du premier tour du scrutin présidentiel du dimanche dernier. A travers cette cogitation, ces responsables libéraux entendent mettre en place une commission d’initiatives et de stratégies(CIS) en vue de rehausser la performance électorale de leur parti au sein du département à l’occasion du 2e tour prévu ce mois de Mars où ils visent dépasser la barre des 52%.

Pourtant vainqueurs du département avec un taux qui avoisine les 45% des suffrages valablement   exprimés, les libéraux d’Oussouye sont loin d’être contents de leur présent score qu’ils assimilent même à une défaite pour certains. Et pour cause ; rappellent-ils, nostalgiques, « Oussouye est  le titre foncier du Pds », par conséquent, ils trouvent inacceptables les 4597 voix que le parti a gagnées sur les 10 224 en jeu.  Dans un débat très houleux mais complémentaire, ils  ont embouché la même trompette pour afficher la même détermination ; se remobiliser davantage et travailler d’arrache-pied pour  aller à l’assaut de l’électorat perdu, en faveur de l’opposition, notamment de Macky Sall, qui y a fait une percée fulgurante remarquable. Dans ce diagnostic de la contre performance de leur parti, ils ont constaté qu’il y’a incontestablement un grand taux d’abstentions qui « donne prés de 12 593 voix à aller pécher  au profit de notre parti », exhorte Alain Diédhiou, jeune responsable libéral à Elinkine, qui dans la foulée a dénoncé » les agissements de certains anciens leaders de la zone qui travaillent dans l’ombre pour  la perte du parti parce que simplement ils ne sont plus responsabilisés ils roulent avec les moyens acquis grâce au parti pour le faire couler ».  Ayant pris part à cette rencontre, le Pr Christian Sina Diatta, demande à ses frères libéraux, de ne pas être alarmistes, parcequ’estime t-il le parti n’a pas perdu avec ce score, et que l’abstention notée n’est pas  spécifique au département. En réponse à bon nombre d’intervenants qui ont eu à déplorer le manque de moyens financiers mis à leur disposition, Sina soutient le contraire «  On a reçu beaucoup de moyens ; rien que pour l’accueil de notre candidat, dix millions ont été donnés,  suivis après de trois millions par chaque collectivité, sans compter  ce qui a été donné aux femmes et aux jeunes », avant de se demander de ce qu’on a fait de tous ces moyens. Et à l’endroit de ces responsables libéraux qui, dit-on, manœuvrent au détriment du parti, avec les moyens du parti, de prendre des mesures politiques qui s’imposent. Le professeur termine par inviter ses camarades  à croire à la victoire du candidat des Forces alliées, parce que l’opposition et le M23 ne sont pas totalement acquis à la cause de Macky qui est perçu comme une photocopie de Wade et quelqu’un qui a trahi le M23 Dans sa démarche solitaire lors de la campagne électorale. Le même optimisme qu’il partage carrément avec le Pcr de Diembéring et coordonnateur départemental Tombon Guèye qui se dit réconforté et rassuré par le soutien de son ainé Sina mais également de la députée Emilie Diatta et de la sénatrice Khardiatou Mendy qui lui sont d’un apport moral galvanisant, avec une mention spéciale au maire d’Oussouye, Bénédicte Lambal. Et le coordonnateur  toujours dans le diagnostic des causes, signale que le décompte départemental a fait cas de 96 bulletins nuls qui proviennent de « ma carte, ma caution » que nous militantes détenaient par devers elles et qu’elles ont introduites en plus dans l’enveloppe, par manque d’informations. Le ridicule a fait rire l’assemblée !

Au terme d’une discussion qui a terminé tard dans la soirée, un seul mot d’ordre a été retenu ; la gagne, rien que la gagne, pour ce faire une démarche méthodique et opérante  a été adoptée.

André MENDY

Les pêcheurs du Cap Skirring ont décrété une journée morte !

Ils ont remonté leurs pirogues et filets ce jeudi les pécheurs du village balnéaire du Cap Skirring pour observer une journée morte. Ce matin, au niveau de l’esplanade de village des pécheurs situé en bordure de la plage, ils sont nombreux, pêcheurs, mareyeurs, vendeuses de poissons et même simples consommateurs, à prendre part une grande mobilisation d’indignation et de protestation contre les chalutiers nationaux et internationaux, qui viennent piller leurs côtes et les filets sans que l’Etat ne lève aucun doigt. La presse locale a été prise à témoin.

On peut arraisonner ou même brûler ces bateaux « braconnier si » !

Les acteurs du secteur de la pêche maritime de la plate forme du Cap Skirring, sont aujourd’hui très remontés contre les chalutiers qui non contents de «  ramasser tous les poissons dans la zone, pillent et volent leurs filets trouvés au fond de l’eau pour récupérer les plombs une fois à Dakar qu’ils revendent ensuite », fustige t-on. Ils ont ce matin exprimé leur ras- le- bol à l’occasion d’un point de presse aux allures d’un meeting de dénonciation qu’ils ont organisé au quai de pêche, appelé ici, village de pêcheurs. Les slogans brandis à l’occasion sont révélateurs d’une colère énorme déversée ; « Le village des pêcheurs est exsangue à cause du pillage des bateaux maraudeurs », tout comme celui-ci, « Trop de dégâts, les bateaux nous privent la vie », ou encore, « Protégeons la pêche artisanale, les pêcheurs ne peuvent plus voir l’ombre du poisson »… ! Une situation qu’ils jugent intenable, d’où la menace de Khalifa Guèye, responsable de pirogue « Si l’Etat ne prend pas des mesures appropriées pour mettre fin à cette situation désastreuse, nous pêcheurs du Cap Skirring, prendrons les nôtres, car nous avons les moyens et même, les moyens forts à recourir, quoiqu’il en coûte après », martèle Khalifa qui précise que ces mesures peuvent aller de l’arraisonnement de ces bateaux à leur incinération. N’gagne N’diaye quant à lui a mis l’accent sur la complicité coupable de certains de leurs confrères qui sont de mèche avec ces chalutiers dont ils écoulent leurs produits de pêche au niveau du marché local y compris le carburent dans le marché noir, « ces faux-confrères, il fait les débusquer et mettre fin à leur duplicité », recommande t-il.

Avec beaucoup plus de sérénité, Cheikh Tidiane Chérif Niasse, Président du Gie inter professionnel du secteur de la pêche du Cap Skirring, estime que « Ce n’est que dans le tard que nous avons tenu cette manifestation , elle aurait logiquement dû être tenue bien avant vu que le préjudice subi date de fort longtemps. Depuis belle lurette, des ministres de tutelle du régime socialiste Alassane Dialy Ndiaye à celui du régime de l’alternance Kouréchi Thiam,  la pêche artisanale fait l’objet de pillage considérable de la part des chalutiers aussi bien nationaux qu’internationaux et que les milles et une promesses de l’un ou de l’autre n’ont été que lettres mortes «, se désole Niasse qui dénonce le modus operandi de ces chalutiers » qui approchent de plus prés nos côtes pour y opérer frauduleusement, en éteignant leurs lampes pour ne pas être remarqués. Ce faisant, ils ramassent ainsi et nos poissons et nos filets dormants, causant ainsi une ruine financière de trois à quatre millions de nos francs à chaque pirogue  par semaine ». Par ailleurs, Cheikh Tidiane Niasse,est d’avis que la direction de surveillance des plages du Sénégal « DSPS), n’est pas exempte de reproche, elle qui à ses yeux parait même encourager de telles pratiques, parce que s’offusque t-il, « l’agent du service de pêche qui est là est apparenté à un soldat envoyé à la ligne de front, sans arme, il n’a ni pirogue ; ni moteur, encore moins de radar » s’écrie Niasse. Pire, il relate l’anecdote qu’un jour cet agent ayant remarqué la présence d’un chalutier aux larges des côtes, a informé comme il se le doit la direction de la surveillance des côtes, mais juste s’apprêtant à s’embarquer avec ses collaborateurs en direction de cette chaloupe, cette dernière a pris la poudre  d’escampette et a disparu aux larges, « alertée par qui ? « entrevoit-il une complicité régnante , vu que la plupart de ces chaloupes sont de matricules sénégalaises comme celle de couleur verte blanche repérée seulement hier et portant la matricule DK 699 », a-t-il brandi, avant d’en a appeler au strict respect des zones de délimitation afin de mettre fin au pillage du matériel de la pêche artisanale et restaurer ainsi la zone de reproduction de poissons qui en raison de la très forte exploitation sont de plus en plus introuvables. Toute chose qu’il demande au futur Président de la République à en faire une priorité, sans quoi, des mesures plus sévères et généralisées sur l’étendue de la région seront menées sans management. A bon entendeur salut !

En tous cas, ce jour aucun poisson n’est trouvable au quai au grand dame des consommateurs, le curé de Diembéring en a fait les frais de cette journée 0 poisson à l’étal au quai de pêche du Cap Skirring «  j’étais venu chercher du poisson comme je le fais souvent à l’occasion, mais voila que je n’ai rien trouvé, on m’a dit que les pêcheurs sont en mouvement d’humeur, je retourne bredouille, mais c’est un moindre mal par rapport à la cause invoquée », apprécie le prélat.

André MENDY

ELECTRIFICATION RURALE A OUSSOUYE samedi 7 avril 2012

Le village de Bouyouye  brille de mille feux !

Le Kabisseu ou Kabonbalong, le tambour magique a résonné ce jour, la grandeur de l’événement lui a conféré  un caractère quasi sacré. En effet, Bouyouye, ce hameau de la communauté rurale de Diembéring, dans le département d’Oussouye, perdu dans la forêt sauvage, au milieu des fromagers géants multiséculaires qui en offrent un cadre unique de la région, sur initiative de Laurent Minguet, un  promoteur belge qui pilote beaucoup de projets ici et ailleurs, vient de se doter d’une centrale photovoltaïque. D’un coup deux pierres, Bouyouye se dote aussi d’un réseau d’adduction en eau potable par un château perché sur la cime d’un grand fromager

OASIS MODERNISE LE VILLAGE DE BOUYOUYE

Le village de Bouyouye a vécu ce week end dans une ambiance de joie indescriptible, suite à son adduction au réseau électrique et en eau potable. L’initiatiative vient de la société oasis, à sa tête le promoteur belge Minguet, qui n’a pas hésité à casquer prés de trente millions de nos francs pour le coût de montage de cette centrale électrique faite avec 150 panneaux voltaïques amorphes commandés principalement de la Chine pour une production de 15 kwtts environ. Du coup, ce petit village à accès contraignant au regard de la piste qui la dessert en partant sur Diembéring est entré dans l’ère de la modernité. Ainsi au-delà des services classique d’éclairage, de climatisation et de conservation des produits alimentaires comme sanitaires, Bouyouye peut ainsi inaugurer son entrée dans le numérique, avec des connections internet faciles. D’ailleurs, le siége de cette centrale est un joyau confectionné dans un conteneur, bien climatisé et équipé des congélos  de dernière tendance, avec à l’extérieur un grand écran plat de poste téléviseur munie d’une antenne parabolique. Véritablement ci, la lumière a jailli des ténèbres, d’où logiquement la joie et la fierté exprimées par tous ce jour à l’occasion de la cérémonie de l’inauguration de cette centrale photovoltaïque.  Dans cette expression de joie, les femmes s’illustrent pour des raisons que l’une des épouses du roi de Bouyouye avancera « Nous sommes aux anges aujourd’hui ici à cause de la noble initiative du patron de oasis pour la lumière et l’eau qu’il nous données », loue la reine qui rappelle que « c’était une corvée pour nous de puiser de l’eau dans nos puits lointains et profonds au regard déjà des travaux harassants des ménages et des rizières auxquels nous faisons face tous les jours. A présent, c’est terminé, on vit un jour de délivrance, Dieu merci et beaucoup de bonheur au promoteur Laurent Mingué. Et Laurent Diatta chef du village de Bouyouye, inspiré par Laurent Minguet, va de sa prose « Un jour nouveau d’un ciel de Bouyouye de nuit, éclairé cette fois ci, non par le clair de nuit qui inonde l’air, mais plutôt par un réseau électrique dont la souscription à sa police d’abonnement et le paiement des factures y afférentes, sont largement à la portée de nous, pauvres paysans du bled. On ne saurait auparavant autant rêver  et notre joie est d’autant plus grande que notre village est le premier de toute la communauté rurale de Diembéring, pour ne pas dire de toute la Casamance naturelle à bénéficier de ce type de projet. En Cela nous remercions vivement le promoteur qui est désormais considéré comme fils du village, mais également le président de la communauté rurale de Diembéring, qui a fait de la réalisation de ce projet, son cheval de bataille », se dit reconnaissant le chef.  A propos, rappelle pour se réjouir Tombon Guèye, le Pcr de Diembéring « Ce projet, au début de nos démarches était perçu par les habitants de Bouyouye comme un éléphant blanc quand on y venait le leur annoncer, ils en riaient sous cape dés qu’on tourne le dos et voilà, ce jour il est là bien visible et réjouissant tout le monde. C’est l’occasion pour moi de remercier le partenaire pour la sollicitude mais également l’Etat du Sénégal qui par le ministère de tutelle du régime sorti, nous a permis de réduire considérablement les coûts de réalisation en nous accordant une exonération des conteneurs du matériel venu de la Chine et de la Belgique ». Revenant sur les motivations de son initiative, Laurent Minguet soutient qu’à la base, tout le monde a besoin de l’électricité et de l’eau pour son développement. « Le photovoltaïque est une bonne solution pour les pays ensoleillés comme le Sénégal surtout au niveau des zones isolées comme c’est le cas ici à Bouyouye au jourd’hui, où par exemple, la senelec ne consentirait probablement pas à un grand investissement pour étendre son réseau jusqu’ici à Bouyouye si loin de la route principale pour juste une dizaine d’habitations ». Rationel, Minguet estime que « ça coûte moins cher de produire de l’électricité localement et la consommer directement plutôt que de la produire à Ziguinchor à partir d’une centrale à fuel avant de la transporter jusqu’ici pour la consommer ». Ainsi, le promoteur belge à l’endroit de ses abonnés rassure que « le coût de la production d’électricité photovoltaïque est deux fois moins cher que l’électricité issue du fuel et met à l’abri de bien des désagréments que pourraient présenter par moment  la centrale électrique à fuel », marque ainsi la différence, Laurent Minguet  qui pense que le recours au photovoltaïque est une voie indiquée pour l’Etat du Sénégal  dans l’intensification de son réseau électrique aux coûts amoindris.

André MENDY

A Ziguinchor, on plaide pour une meilleure promotion de l’anacarde

La région de Ziguinchor par la voix de Siaka Diallo, vice-président de l’association des opérateurs de noix de cajoul’anacarde   a lancé un message pressant en direction du nouveau pensionnaire du palais Roume pour lui signifier que : « La noix d’anacarde est aujourd’hui le poumon économique de la Casamance qui mérite que le Chef de l’Etat lui accorde une attention toute particulière ». Devant ce que Siaka assimile à de l’or végétal en Casamance, il regrette que dans sa commercialisation…

«  Les partenaires indiens leur imposent des prix qui sont loin d’être à l’avantage des producteurs qui gagnent ainsi au change moins que leurs collègues gambiens ». Poursuivant sa plaidoirie, le vice président de l’association des opérateurs de l’anacarde de la région Sud du pays  plaide en faveur du dragage du fleuve de Ziguinchor pour que la région soit le pôle d’attraction économique de la sous région via le trafic fluviomaritime. « Auparavant, les gens exportaient les légumes qu’ils cultivaient par le bateau le Diola, mais malheureusement, l’embouchure est entrain de se fermer, alors que cela devait être un programme immédiat afin que le trafic maritime puisse s’intensifier que et les promoteurs de la Guinée Bissau voisine écouler leurs produits à partir du port de Ziguinchor, qui doit jouer un véritable pôle d’attraction économique dans la sous région », recommande t-il.

 Siaka Diallo est d’autant plus que persuadé que » Le problème de la Casamance est économique et qu’il faut un programme fiable et des projets porteurs mis à la disposition des casamançais », avant de prodiguer un conseil au Président de la République pour lui dire que « pour pouvoir régler le problème de la Casamance, il faut compter avec l’anacarde qui existe dans tous les villages de la Casamance et qui constitue aujourd’hui l’une des richesses sûres de la région ».

 Dans cette plaidoirie, en faveur de la commercialisation judicieuse de l’anacarde, Siaka n’a pas manqué à jeter une pierre dans le jardin des ong qui foisonnent partout mais pour la plupart sans effet réel  « on ne sait même pas à quoi elles servent, dans notre secteur, nous n’avons vu aucune Ong intervenir et cela nous préoccupe », se dit-il abasourdi, et de soutenir mordicus que la solution au problème de la Casamance proviendra de l’agriculture et surtout du développement du secteur de l’anacarde . Poursuivant son réquisitoire, le promoteur de l’anacarde ziguinchorois cite les banques locales dans le box des accusés. En effet, Siaka Diallo estime que les banques locales ne font pas l’affaire du secteur  « Accéder aux crédits est un véritable casse tête- chinois , elles plutôt promptes de recevoir les fonds venus de l’extérieur mais pas de financer ce secteur, pour faire barrage, elles exigent des titres fonciers ou autre titres de propriété comme garantie alors que la Casamance mérite un traitement spécial pour sa jeunesse », se désole Siaka, qui ne demande que des rectificatifs soient apportés presto illico pour l’intérêt des acteurs de ce secteur générateur de revenus mais également pour l’intérêt du pays.

André MENDY



KABROUSSE

Messe d’action de grâce : Tel le retour de l’enfant prodigue, Monseigneur Paul Abel Mamba accueilli avec faste !

Les siens lui ont réservé un grand accueil et une forte mobilisation, toute la journée durant, à l’occasion de ce dimanche dit du « Bon Pasteur », que le nouveau pasteur du diocèse de Ziguinchor, Paul Abel Mamba a célébré sa messe d’action de grâce dans son village natal de Kabrousse. C’est suite à son ordination épiscopale au séminaire Saint Louis de Ziguinchor et son installation à la cathédrale comme nouvel évêque nommé du diocèse le week end des 21 et 22 avril dernier. De cette ultime étape de la célébration de son sacre, il a été accompagné de ses ainés Messeigneurs Ernest Sambou de la région de Saint Louis et de Jean Pierre Basséne de celle de Kolda en présence des autorités ; politique, civile, militaire et coutumière de la région et d’une forte délégation italienne sous la conduite de Pascal Kotimagne Manga.

La célébration a été à la hauteur de l’évènement ; une messe bien animée et illustrée avec des processions fascinantes, le lâcher d’une colombe de la paix qui a bien pris son envol ! Au terme de cette solennelle célébration eucharistique, il a été procédé à la lecture des différents messages à l’adresse du nouvel évêque de la part de ses pairs africains et français, de même que celui fort de sa majesté, Manne Sibiloumbaye Diédhiou, roi d’Ousouye, qui en substance, par son messager, s’excuse d’emblée de son absence personnelle, pour la bonne et simple raison que « La tradition et le principe de notre religion(Ndlr : religion traditionnelle) m’interdisent de me déplacer hors de mon royaume , c’est pourquoi je regrette ne pas pouvoir prendre part à cet important événement et je me mets dans l’obligeance de m’y faire représenter », s’en est-il ainsi excusé. Le roi d’Oussouye se dit marqué par la dimension religieuse de l’homme qui, se souvient-il,  a joué un rôle prépondérant lors de leurs différentes rencontres dans le cadre du dialogue inter -religieux, avant de lui remettre deux cadeaux symboliques ; » que sont le riz en gerbe pour semer la parole de Dieu dans le cœurs du peuple confié au pasteur et le riz pilé, « signe de l’eucharistie que vous donnez au peuple , pour le rendre disposé à construire cette paix que nous avons tant besoin dans notre pays, notre région notamment, déchirée et défigurée par tant d’horreurs consécutives à la crise sociale qui y règne depuis une trentaine d’années », prie le sage qui souhaite un épiscopat réussi à l’enfant de Kabrousse Nialou », a-t-il interprété. Amen, semble lui enjoindre, Abbé Charles Bernard Coly, curé de la paroisse de Cabrousse- Cap Skirring, « Notre diocèse de Ziguinchor, notre paroisse de Cap- Cabrousse, jubilent de cette nomination de Mgr comme évêque de notre région et nous prions qu’il puisse hisser notre diocèse au rang du plus grand diocèse du Sénégal ». Appréciant à son tour, la portée de cette présente célébration, Mgr Mamba renseigne que « Dans le sillage de la célébration de la fête de Pâques, cette messe d’action de grâce à Cabrousse, village qui m’a vu naitre et grandir marque la fin d’une succession de célébrations joyeuses et festives faisant suite au don de la grâce de Dieu à notre église diocésaine cette année avec cette nomination épiscopale en ma modeste personne », indique humblement le nouveau pasteur de Ziguinchor, qui n’a pas manqué de rendre un redevable et vibrant hommage à son père spirituel Mgr Augustin Sagna, évêque émérite de Ziguinchor, fondateur de l’église de Cabrousse où il jouit ses droit à la retraite épiscopale après plusieurs années d’éminents et loyaux services à la tête du diocèse de Ziguinchor, qui témoigne t-il, est un « Pére plein de bonté, et de sollicitude », celui- là même qui l’a façonné et subjugué », révèle le nouvel évêque. En tout cas pour Franceline Julienne Gomis, c’est le comble du bonheur et l’espoir d’un avenir radieux, « A vin nouveau, outre neuve, juste a t- on un jeune nouveau Président de la République, juste, on a un jeune nouveau pasteur pour notre diocèse, les choses n’iront que mieux et très rapidement », se dit persuadée la jeune dame, surtout dans le cadre de la recherche du retour définitif de la paix en Casamance.

C’est dire que la joie de la fête à Cabrousse à l’honneur de Mgr Paul Abel Mamba a été totale. L’utile a titillé l’agréable, après la messe, le plantureux banquet bien aménagé quelque part et d’autres sites de boustifailles ont réjoui tous les convives venus de partout de la région, du pays et au-delà. Tous repus comme des loups qui ont grassement passé la nuit ! La fête d’un nouvel évêque, s’arrose à grande pompe ! Bon épiscopat à toi Mgr Paul Abel Mamba ! Rabbouni, « Duc in altum », car comme tu sais t’en convaincre fondamentalement avec ta devise ; « Rien n’est impossible à Dieu ».

André MENDY

Evèque sur son siège royal

Photo évêque assis sur un siège royal cadeau venu de dakar

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